Catégorie : L’éducation des enfants et l’équilibre familiale

La méthode montéssori

L’éducation des enfants et l’équilibre familiale

La méthode Montessori

1 / Les origines et les principes de cette méthode

la méthode Montessori

La méthode Montessori est à l’origine de Maria Montessori, docteur en médecine, psychiatre, anthropologue, militante socialiste et féministe au début du XXe siècle. Elle fut précurseur dans l’observation et la compréhension de l’enfant. Parmi les premiers pédagogues à concevoir une science de l’éducation, elle élabore sa pédagogie tout au long de sa vie, évoluant en fonction de ses formations, voyages, rencontres mais surtout de ses observations d’enfants.

Maria Montessori nait en 1870 en Italie (Chiaravalle). Fille unique, elle arrive avec ses parents à Rome à l’âge de 5 ans.

En 1897, Maria Montessori obtient un poste dans la clinique psychiatrique de l’Université de Rome et côtoie des enfants et des adultes malades mentaux, internés dans des salles communes sans aucune activité. Cette situation déclenchera ses réflexions sur l’enfant, soutenant que les solutions ne sont pas nécessairement médicales et chimiques, mais plutôt éducatives.

Ces observations ont conduit Maria Montessori à penser ;

Q’une pédagogie scientifique qui repose sur un environnement physique et humain permettant à l’enfant de développer ses pleins potentiels. Elle est convaincue que l’éducation peut changer le monde en insufflant la paix en chaque enfant, en chaque adulte de demain.

C’est ce qui fait la particularité de la pédagogie Montessori : permettre à l’enfant d’apprendre le respect, la tolérance et la dignité en les vivants au quotidien, et ainsi faire grandir l’humanité pour bâtir un monde de paix.

La méthode Montessori : les périodes sensibles

la méthode Montessori

Elles sont selon les observations de Maria Montessori, des phases que traversent tous les enfants, pendant lesquelles ils sont totalement absorbés par les activités qui répondent à la sensibilité particulière qui est en train de s’épanouir en eux. Ces périodes sont transitoires et il est essentiel que l’environnement offre au bon moment à l’enfant les moyens d’y répondre pour que les apprentissages se fassent sans effort, avec enthousiasme et en profondeur. De la naissance à six ans environ, l’enfant traverse six périodes sensibles, qui ont toutes vocations à développer son intelligence et son humanité :

Période sensible de l’ordre

(0 à 6 ans) : l’enfant a besoin de constance (objets, rangement, personnes qui l’entourent) pour donner un sens à son environnement, comprendre les relations humaines, la fonction des objets et se sécuriser. L’ordre extérieur aide l’enfant à structurer son ordre intérieur.

Période sensible du mouvement

(0 à 5 ans) : l’enfant, en exerçant la coordination de ses mouvements, fait travailler ensemble l’intelligence, le corps et la volonté.

Période sensible du langage

(0 à 6 ans) : l’enfant est spontanément attiré par le langage, base du ciment social. Satisfaire ce besoin avec un langage riche est primordial.

Période sensible du raffinement sensoriel

(0 mois à 6 ans) : l’enfant explore son environnement grâce à de nombreuses expériences sensorielles, pour l’appréhender et le comprendre.

Période sensible du développement social

(2,5 à 6 ans) : après s’être construit intérieurement, l’enfant aura envie de partager ses qualités humaines et de s’intégrer au groupe.

La méthode Montessori : Les plans de développement

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Ils sont les différentes étapes dans la croissance des enfants pour atteindre la maturité. Maria Montessori a catégorisé 4 plans de développement entre 0 et 24 ans, chacun étant marqué par des caractéristiques physiques, mentales, sociales et psychologiques distinctes.

0-6 ans « Aide-moi à être et à agir par moi-même »

Petite enfance  /  3 ans : âge de la conscience du moi

Permettre à l’enfant de devenir autonome, d’enrichir ses perceptions sensorielles, d’affiner le travail de la main, d’explorer le langage, de se préparer à l’écriture, la lecture, les mathématiques et de l’éveiller à la culture.

6-12 ans « Aide-moi à penser par moi même et à découvrir le monde »

Enfance  /  9 ans : âge moral

Aider l’enfant à entrer dans la responsabilité, lui permettre une vie autonome, une expression personnelle et de développer son sens moral, acquérir les instruments de la connaissance et découvrir l’univers

12-18 ans « Aide-moi à vivre avec les autres »

Adolescence  /  15 ans : âge social

Aider l’adolescent à exercer sa vie sociale et proposer un collège et un lycée permettant au jeune de subvenir à une partie de ses besoins matériels

18-24 ans « Aide-moi à m’engager dans la société »

Maturité  /  21 ans : âge politique

Réassurer les choix et les engagements des jeunes adultes dans la société en respectant l’autre

2 / La méthode Montessori : Ce qu’en pense les neurosciences

la méthode Montessori

Durant toutes ces années le domaine des neurosciences à été riches en   expériences et découvertes ce qui confirment l’intérêt d’une éducation bienveillante pour un développement harmonieux de l’être humain.

Il s’agit donc de preuves scientifiques, diffusées auprès du grand public par des experts, des docteurs etc…ils ont démocratisé la manière dont se développe et fonctionne le cerveau de l’enfant. Leurs  livres nous donnent donc l’impression d’avoir entre nos mains le mode d’emploi de nos enfants…

Voici quelques sujets très intéressants dont leurs ouvrages parlent ;

-Le cerveau de l’enfant est en construction jusqu’à ses 25 ans.

Le cerveau de l’enfant, à la naissance est immature, malléable et fragile mais déjà extrêmement puissant. En effet des millions de connexions se font entre ses neurones à chaque seconde en fonction des expériences qu’il vit. Pour que nos enfants profitent entièrement de cette formidable ébullition cérébrale, nos devons leurs fournir un environnement  de qualité, riche en expériences de toutes sortes.

Pour information, sachez que le cerveau est décomposé en 3 ;

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  • le cerveau archaïque ;il gère les fonction physiologique ( respiration, rythme cardiaque, etc…) c’est cette partie qui en situation de stress ou de peur déclenche des comportements primitifs tels que la fuite, l’attaque etc…
  • le cerveau émotionnel ; il nous permet de ressentir les émotions et d’équilibré les actions du cerveau archaïque.
  • le cerveau supérieur ; celui-ci abrite les fonctions cognitives (langage, gestes,

Perception des sens etc…)

Ces 3 cerveaux vont évoluer progressivement au fur et à mesure de la croissance de l’enfant.

L’objectif des parents sera de mettre tout en œuvre pour faire fonctionner l’ensemble des 3 cerveaux de manière intégrée et équilibrée, ce processus sera l’une de  clés du bien être.

-Le stress abîme le cerveau de l’enfant.

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Chez un adulte, le stress en quantité raisonnable peut se transformer en énergie et nous aider à faire face à certaine situation.

Cependant pour un enfant, les situations de stress doivent être évitées au maximum. Des recherches ont prouvé que l’hormone du stress, le cortisol, produit à des taux très élevés peut rester jusqu’à plusieurs jours dans le cerveau et peut détruire des neurones de l’enfant. Nous, adultes devons veiller à lui épargner le stress ou à le réconforter quand une situation stressante se produit.

  • Eviter les situations où l’enfant est humilié (par des gestes ou des paroles) ; le stress que procure ces  situations vont entraver ses mécanismes d’apprentissage.
  • Toujours réconforter un enfant qui pleure ; cette action permettra au cerveau de produire un anti-dote très puissant, c’est l’hormone de l’amour (l’ocytocine).
  • Interdire les violences physiques et verbales ; les fessée, coups et les cris modifient les circuits cérébraux et occasionne des troubles du comportement, de l’anxiété et de la dépression.

-Les ‘’caprices’’ n’existent pas.

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Si les enfants sont submergés par de véritables tempêtes émotionnelles jusqu’à – ou 7 ans, c’est parce que les fonctions du cerveau qui leur permettraient d’analyser la situation pour s’en détacher ne sont pas encore matures.

Les chagrin, les colères et les peurs sont terribles mais ce ne sont pas ‘’des comédies’’ comme on le dit parfois dans l’expression connu ‘’arrêtes tes comédies’’

Leur cerveau émotionnel est en lien direct avec leur cerveau archaïque, le cortex préfrontal n’agit pas encore comme un filtre.

L’enfant ne peut pas réagir autrement.

Dans ces conditions, il est inutile de le blâmer ou lui demander d’arrêter de pleurer, d’avoir peur ou d’être en colère. C’est aussi absurde que lui demander de résoudre une équation à trois inconnues…car c’est impossible pour lui.

Cependant, cela ne veut pas dire que nous devons céder à toutes ses demandes, il s’agit simplement de comprendre que cette immaturité l’empêche de se calmer seul. Plus nous accompagnerons notre enfant avec empathie,  et plus nous l’aiderons à mettre en mots les émotions et sentiments qui le traverersent et plus son cerveau se développera harmonieusement.

Empathie—–(nous parlons par là d’attitude bienveillante, soutien empathique ; par expression du visage, des gestes etc…)

Pas toujours simple pour nous, les parents me direz-vous ? Mais il faut en être conscient et persévérer dans cet axe. Voici trois citations qui me marquent beaucoup et qui ont tous leurs sens.

L’enfant n’a pas besoin de parent parfait mais de parents authentiques qui reconnaissent leurs erreurs et leurs envies de changer.

Un mauvais moment, un mauvais jour, une mauvaise semaine ne font pas de vous de mauvais parents.

En grandissant, le cerveau de l’enfant se construit en miroir de celui de ses parents. Si les parents gagnent en équilibre émotionnel, les enfants en récoltent les fruits et évoluent eux aussi vers d’avantage d’équilibre. Cela signifie qu’intégrer et cultiver votre propre cerveau est le plus beau des cadeaux que vous puissiez faire à votre enfant.

-les adultes, des modèles à suivre pour les neurones miroirs de l’enfant.

la méthode Montessori

Même si chaque enfant vient au monde avec sa propre personnalité, les adultes qui l’entourent ont une influence incroyable sur son comportement par le biais des neurones miroirs.

Des études scientifiques ont constaté que le simple fait de regarder quelqu’un agir fait activer des neurones miroirs et nous poussent à imiter la personne en question.

L’exemple typique d’une personne qui baille !!!  le rire, le stress n’est-il pas communicatifs ? et oui en effet, car nos neurones miroirs sont à l’œuvre !!!

Quoi que nous fassions, l’enfant observe et imite, il se nourrit littéralement de nos gestes et de nos émotions. Tout adulte est pour l’enfant un modèle, bon ou mauvais !!!

En avoir conscience est très important et doit-nous permettre d’être exemplaires dans nos comportements, vocabulaire, dans l’expression de nos besoins et de nos sentiments. Nous devons savoir précisément, en tant que parent ce que nous souhaitons transmettre à nos enfants.

La méthode Montessori et Parentalité bienveillante

la méthode Montessori

-votre enfant agit en miroir ; donc si vous le respectez si vous parlez calmement, d’une voix posée, si vous dite ‘’je’’ au lieu d’un ‘’tu’’ accusateur, il y a de fortes chances pour qu’il finisse par vous imiter !!!

-un pilier de la parentalité bienveillante est d’accueillir les sentiments et émotions des enfants. Savoir reconnaitre une émotion, la gérer, l’exprimer, avec justesse ou au contraire se détacher d’une tache parasite n’est pas chose simple.  C’est une grande force intérieur et de sagesse dont nous pouvons doter nos enfants. Ce n’est pas quelques choses de simple à assumer au quotidien, c’est vrai mais faut y travailler.

Les atouts d’une parentalité bienveillante ;

            -Responsabilise l’enfant.

            -développe le libre arbitre.

            -Renforce le sentiment d’appartenance familiale.

La méthode Montessori et les 3 piliers de la pédagogie .

1-L’esprit absorbant vu par la méthode Montessori ;

la méthode Montessori

L’esprit absorbant vu par la méthode Montessori : est la propriété psychique essentielle qui distingue l’intelligence de l’enfant au regard de celle de l’adulte.
L’exemple certainement le plus frappant pour illustrer cela est tout simplement l’apprentissage des langues qui requiert pour nous adultes un effort et une méthode qui ne semblent pas nécessaires à l’enfant. Nous savons en effet à quel point l’apprentissage d’une langue étrangère nous demande un travail considérable alliant la mémorisation, la concentration intense et la rigueur logique.

L’enfant, lui, parvient a apprendre sa langue maternelle sans montrer un véritable sens logique, sans devoir rester concentré de longues heures et sans que sa mémoire ne paraisse avoir besoin de nombreuses répétitions. Malgré tout ses efforts, l’adulte atteindra rarement la maîtrise d’un « native speaker »…L’enfant, lui, saura rapidement positionner à la perfection sa bouche, sa langue et sa gorge, et, sans aucun exercice particulier, il reproduira exactement la langue du milieu culturel dans lequel il évolue.

Cet exemple est si commun qu’il peut nous faire passer à côté de cette caractéristique propre au psychisme du petit enfant. A la différence de l’adulte, l’enfant semble mystérieusement capable d’absorber, à travers des activités, des aptitudes variées avec une précision que nous avons du mal à imaginer. 

C’est cette faculté toute particulière d’apprentissage que Maria Montessori appelle justement l’esprit absorbant.

L’esprit absorbant de l’enfant ne se limite pas à l’apprentissage du langage. Il l’oriente vers l’assimilation de toutes les aptitudes nécessaires à ses besoins quotidiens: se nourrir, nettoyer, s’habiller, s’asseoir, grimper, attraper, reconnaître, mémoriser, assimiler les usages culturels, la courtoisie, etc. Les fondements de la personnalité de l’enfant vont se constituer à partir d’une « simple » absorption de sa culture environnante.

L’esprit absorbant ne fait pas qu’absorber comme une éponge….Car, de l’eau absorbée il ne reste pas grand chose après quelques heures. L’activité de l’esprit absorbant peut être plus justement comparée au processus de germination et de croissance des cristaux. En effet, le psychisme de l’enfant, comme un cristal en phase de croissance, puise dans son environnement des informations et, les nouveaux comportements ainsi que les nouvelles pensées qui en sont issues viennent s’incorporer en augmentant sa « surface psychique ». L’esprit absorbant connaît donc des changements permanents puisque les nouvelles impressions viennent modifier ses perceptions psychiques. C’est la raison pour laquelle l’enfant aime répéter plusieurs fois la même activité.

Les stimulus reçus par l’enfant lui apparaissent toujours sous un jour nouveau.

C’est ce qui fait sans aucun doute la joie de l’enfance. Une simple activité réalisée à des intervalles différents procurera toujours un enthousiasme renouvelé. Car, les impressions viennent chaque fois modifier son psychisme pour le faire croître et affiner la conscience qu’il a de son environnement. Imaginons quelle joie nous pourrions avoir au quotidien, si nous avions encore cette faculté…Nos collègues, nos parents, notre travail, nos activités culturelles,…., nous apparaîtraient chaque jour d’une façon nouvelle car notre psychisme serait capable d’être profondément « modifier » par une caractéristique laissée jusqu’alors en dehors de notre champs d’assimilation…

D’après M. Montessori, cette forme particulière du psychisme de l’enfant dure jusqu’à l’âge de six ans

La première période active de l’esprit absorbant va de la naissance à trois ans.

C’est la période la plus « informative » pour l’enfant, celle qui donne la forme la plus profonde à son esprit. L’enfant capte alors sans discrimination tout ce qui l’environne. Ainsi, un bébé absorbera non seulement les stimuli vocaux de son environnement,  mais aussi toutes les attitudes de sa mère, les jeux de ses frères et sœurs, et toutes les activités qui se déploient là où il se trouve.

A cette époque de sa vie, l‘absorption se fait de façon inconsciente. Pour autant, cette opération est loin d’être passive. Pour donner vie progressivement à tous les phénomènes absorbées, le tout petit enfant devra s’impliquer fortement pour imiter, reproduire et mettre en mouvement les « captures » de son observation. En l’espace de trois ans, l’enfant aura synthétiser les aptitudes fondamentales qui lui permettront d’évoluer au sein de l’espace humain. Ce développement ne semble pas réponde à un déploiement gradué et homogène. L’expérience montre que l’absorption se fait très profondément et qu’elle se manifeste soudainement au grand jour.

La deuxième période de l’esprit absorbant va de trois à six ans.

Son activité mystérieuse se poursuit mais elle se focalise d’avantage sur certaines impressions (périodes sensibles) comme sur l’environnement et les relations interpersonnelles. Les nouvelles expériences viennent actualiser les impressions reçues pendant la période précédente. L’enfant met en musique les nombreuses impressions reçues auparavant. Pendant cette phase l’activité « extérieure » de l’enfant est beaucoup plus importante. Ses aptitudes se développent de façon continue. Et, cette fois, l’activité de l’enfant est beaucoup plus intentionnelle et consciente. Il commence à choisir les activités dont il a besoin pour assurer sa croissance et sa maturité. Du « chaos » initial émerge petit à petit sa personnalité….

2-Les périodes sensibles vu par la méthode Montessori ;

la méthode Montessori

Les périodes sensibles vu par la méthode Montessori sont passagères et se limitent à l’acquisition d’un caractère déterminé. Une fois ce caractère développé, la sensibilité cesse. L’enfance s’écoule donc de conquêtes en conquêtes.

Grâce à ces temps forts, l’enfant dispose de potentiels particuliers qui lui permettent de faire naître des caractéristiques humaines naturellement (le langage, la marche, l’écriture…). Ces périodes sont donc des phases d’acquisition et de construction. Il y a dans les périodes sensibles des possibilités que l’adulte a perdues.

L’existence et la manifestation des “périodes sensibles” amènent l’idée que ce n’est pas l’âge qui est important mais le moment où l’enfant est vraiment prêt à apprendre avec aisance. Le but de l’éducation est de semer les graines de la connaissance à la bonne saison. Le bon moment pour apprendre est déterminé non pas par le calendrier d’un programme imposé mais par l’observation des besoins de l’enfant.

De la naissance à 6 ans environ, l’enfant traverse 6 périodes sensibles :

• la période sensible du langage (plus ou moins entre 2 mois et 6 ans)

• la période sensible de la coordination des mouvements (plus ou moins entre 18 mois et 4 ans)

• la période sensible de l’ordre (plus ou moins de la naissance à 6 ans)

• la période sensible du raffinement des sens (plus ou moins entre de 18 mois et 5 ans)

• la période sensible du comportement social (plus ou moins entre 2,5 ans et 6 ans)

• la période sensible des petits objets (très courte période au cours de la 2e année)

3-La méthode Montessori et le développement de l’autonomie.

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  • Ainsi, développer l’autonomie n’est pas synonyme de développer l’obéissance de l’enfant.
  • Certains parents pensent qu’un enfant autonome, c’est un enfant qui fait seul ce que lui demande l’adulte. C’est en partie vrai seulement.
  • Un enfant autonome, c’est surtout un enfant qui développe des compétences qui lui permettront de devenir un adulte capable de faire des choix et de prendre des décisions, de devenir une personne épanouie et responsable.
  • Œuvrer pour l’autonomie de ses enfants, c’est aussi gage de relations harmonieuses, paisibles, confiantes, sereines et joyeuses. L’inadaptation du monde aux enfants est une source infinie de colères et de frustrations qui peut aussi se traduire dans une forme de résignation qui conduit au « je-m’en-foutisme ».

Les bénéfices de l’autonomie de nos enfants

  • Un enfant autonome a plus d’estime de soi et de confiance. Il peut plus facilement aider les autres et agir de manière coopérative. Cela vaut aussi pour les tâches à faire dans la maison qu’il fera d’autant plus facilement à l’adolescence qu’il aura pu contribuer à la bonne tenue de la maison en y prenant plaisir depuis son plus jeune âge !
  • Un enfant autonome est plus calme et moins nerveux. Il a une bonne capacité d’adaptation et de concentration.
  • Un enfant autonome apprend plus facilement parce qu’il a développé sa confiance et ses ressources internes.
  • Pour développer l’autonomie de ses enfants, il faut rompre avec ces petites phrases qu’on se répète inconsciemment de génération en génération : « attention tu vas le casser ! Attention tu vas tomber ! Mais puisque je te l’avais dit qu’il allait y avoir un malheur ! ».
  • Il faut savoir qu’un adulte maladroit est généralement un enfant à qui on n’a pas donné confiance et à qui on n’a pas permis de s’exercer.
  • Enfin, il faut savoir qu’il n’y a pas d’enfants paresseux. Il y en a qui ont perdu confiance ou qui ont renoncé.

« Aide-moi à faire seul »

C’est une phrase clé de Maria Montessori, qui résume en 5 mots l’autonomie !

La méthode Montessori : ça commence tout petit :

  • Dans de nombreuses écoles (et notamment les classes Montessori, Decroly ou Freinet) on dit que les enfants ne jouent pas, ils travaillent. Et c’est vrai ! Jouer est un sacré travail d’apprentissage, sérieux s’il en est, qui peut s’opérer avec encore plus de sens grâce à des objets du quotidien adaptés plutôt qu’avec des jouets d’imitation.
  • Un enfant qui suit sa « loi intérieure », comme disait Maria Montessori, réalise des activités qui vont dans le sens de son développement.
  • Pour aller dans le sens de cette force de développement intérieure, vous pouvez lui demander ou attendre de lui des réalisations qui sont en phase avec ses capacités du moment.

On arrive à la fin de l’article, si vous êtes intéressé par la méthode Montessori, je vous communiquerai de petites fiches rapide à lire sur le sujet.

Cliquez ci-dessous pour avoir la première fiche ;

Conseils et astuces pour les parents.

Voici également quelques idées de cadeaux très appréciés par la méthode Montessori (lien en affiliation)

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Merci pour votre passage sur mon blog et à bientôt pour d’autres lectures.

Sylvain C.

L’éducation des enfants et l’équilibre familiale.

l'éducation des enfants et l'équilibre familiale

Sous cette rubrique nous parlerons de l’éducation des enfants et l’équilibre familial, dans un premier temps voyons ensemble les définitions.

  • L’éducation bienveillante.

Il s’agit d’une éducation basée sur l’empathie et le respect de l’enfant. Cette manière d’éduquer s’oppose à toute forme de violence et s’appuie sur des principes simples tels que « préserver l’intégrité de l’enfant et le considérer comme un être humain à part entière. »

  • L’équilibre familiale.

C’est la situation idéale d’une vie ou chaque membre de la famille puisse trouver sa place et toute sa place. C’est le juste milieu entre excès d’amour et indifférence, entre laisser faire et autoritarisme, entre possession et indifférence.

Vous l’aurez compris, maîtriser ces deux facteurs vous permettra de vous rapprocher du bonheur avec plus de facilité. Il va de soi que procurer du bonheur autour de nous sera beaucoup plus bénéfique que de créer un climat de tension et de dispute.

Nous aborderons donc régulièrement, différents articles afin de vous aider à comprendre les psychologies de l’enfant et de l’adulte. Vous pourrez ainsi améliorer l’éducation de vos enfants ainsi que votre équilibre familial.

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